CF Publitronic "301 circuits" Elektor 1989 II est facile de prédire que la popularité de ce circuit sera proportionnelle à l'évolution du prix de revient d'un chauffage central domestique. Il est en effet capable de mesurer des différences de température entre plusieurs points et de commander des relais en conséquence. Ceux-ci pouvant alors servir à mettre en circulation la pompe de l'installation au bon moment. On peut également envisager l'utilisation de ce circuit en conjonction avec un chauffage à l'énergie solaire; le principe consiste à monter l'un des capteurs de température dans la conduite de retour et l'autre aussi près que possible du réservoir sur la conduite d'eau chaude. La pompe se mettra à fonctionner à partir d'une certaine différence de température entre les deux conduites. Ce qui est particulièrement avantageux ici, c'est que la différence de température et l'hystérésis sont réglables indépendamment sans que les deux réglages ne s'auto-influencent. De plus, les courbes de réglage sont (à peu près) linéaires, ce qui facilite les procédure> de mise au point. Une LED signale les moment, où le relais est actionné. Les capteurs de température sont deux LM 33~ de National. Ce circuit intégré peut être considéré comme une diode zener dont la tension croît à raison de 10 mV par degré. Pour une température ambiante normale de (20°C), l, tension de zener sera donc: (273 + 20) x 10 mV = 2,93 V. Ces capteurs sont dotés d'une entrée d'étalonnage qui permet de rendre la tension de sortie .gale à la valeur indiquée ci-dessus, lorsque la température est de 20 C. De la même manière, il sera facile de corriger les dérives entre les deux capteurs. Par ailleurs, il est également permis de ne pas utiliser l'entrée d'étalonnage de l'un des deux capteurs; et de ne corriger que l'autre par rapport au premier. Ceci facilite quelque peu la mise en place du circuit sur l'installation à contrôler. En principe, les tensions provenant des capteurs sont comparées directement par un LF356. Lorsque la température, et de ce fait la tension de Z1 , présente une valeur supérieure à celle de Z2, la LED s'allume et le relais colle. Si P1 n'est pas dans sa position de résistance minimale, la tension d'entrée devra être d'autant plus élevée, Le relais ne se mettra à travailler qu'à des températures plus élevées. La tension résiduelle de la DUS D1 est d'environ 0,6 V, dont, il reste environ 100 mV après P1 (ceci peut être corrigé à l'aide de P3). 100 mV correspondent que la plage de réglage de P1 est de lOv. Avec P1 en position de résistance minimale, il faut que la différence de température soit de 100 pour que le relais soit activé. Une fois que la pompe est activée via le relais, i1 est probable que la température du point le plus chaud ait tendance à retomber du fait de !a circulation de l'eau; ce qui aura pour fâcheuse conséquence de remettre le relais au repos tout aussitôt. C'est à cet effet que l'on a prévu un réglage de .'hystérésis avec P2 (5° C max). Lorsque P2 est en position médiane, l'hystérésis est d2.5°C; si à présent Pl est positionné sur une température différentielle de 5°C, le relais travallera lorsque cette différence sera effective et il décollera lorsque la différence sera retombée à 5° - 2,5° = 2,5°. Si le curseur de P2 est à fond vers le haut, l'hystérésis est maximale et à fond vers le bas elle est minimale. Pour D2, on choisira une LED rouge ayant une tension de service de 1,5 V. La tension d'alimentation n'est pas critique et pourra dévier de quelques volts par rapport à la valeur nominale. Comme la plupart des relais fonctionnent sous 12 V, c'est cette valeur qui a été retenue ici. T1 peut commuter jusqu'à 100 mA, le relais ne devra donc pas en consommer plus. La mesure de la température est possible en mesurant directement la tension aux bornes de Zl et Z2; la mesure devra être faite en mode flottant, ce que l'on obtient en reliant l'autre pointe de mesure à une tension stable de 2,73 V.