Posté : mar. déc. 27, 2005 19:37 pm
Bonjour à tous,
C'est ma première intervention sur ce forum que je suis avec grand intérêt depuis de nombreuses semaines, j'aimerais avoir vos avis sur ceci:
Un maître d'oeuvre de ma région spécialisé en construction bioclimatique a mis au point une technique de récupération de chaleur sous nos toitures d'ardoises
noires ( Bretagne). Le principe consiste à accumuler de la chaleur dans une masse de sable située sous la maison.
L'air chaud capté au niveau des combles est pulsé par des petits ventilateurs et circule dans 2 ou 3 réseaux de tubes pvc diamètre 100mm situés dans la masse sous la maison. Pour que le système fonctionne, il faut bien sûr que la maison soit exposée plein sud avec de préférence une pente de toit d'environ 45 degrés.
Une cloison isolante sépare la partie nord ( qui n'a jamais de soleil ) de la partie sud dans les combles.
Après avoir cédé ses calories à la masse de stockage, cet air retourne se faire réchauffer sous le toit. Un thermostat enclenche ou stoppe les ventilateurs selon
la température de l'air ( consigne à 25 degrés ). Les ardoises sont fixées sur liteaux et non pas sur volige afin d'augmenter la transmission de chaleur dans les combles.L'épaisseur de la couche de sable est d'environ 1 m, le réseau de tubes est placé à 70 cm sous le sol fini. Un isolant thermique est disposé verticalement en périphérie entre les murs de soubassement et le sable ( pas d'isolation horizontale traditionnelle ).
Des calculs thermiques précis sont fait pour que la dalle ne dépasse pas les 23 degrés. La chaleur s'accumulant principalement l'été, il faut environ 3 ans pour
que le système fonctionne d'une manière optimale. Associé à du solaire passif, ce système pourrait couvrir jusqu'à 70% des besoins en chauffage d'une maison.
Les principaux avantages sont bien entendu la quasi absence de maintenance et la simplicité de réalisation dans le cadre d'une construction neuve.
Ayant moi-même un projet de construction, je suis intéressé par ce système. J'ai visité plusieurs réalisations de ce maître d'oeuvre qui n'est pas un novice,
ses premièrs chantiers remontent à 7 ans et il a une grande expérience en bureau d'étude thermique.
Je me pose néanmoins plusieurs questions par rapport à ce système:
- qu'est ce qui empêche les calories accumulées de fuire vers le bas, la terre étant à 12 degrés à 1.5m; à mon avis il y a forcément un échange de chaleur qui se fera de la dalle béton ( qui sera aux alentours des 20 degrés ou plus ) vers la terre.
- le système enmagasinnant forcément plus de chaleur le printemps et l'été, je crains une surchauffe dans la maison à la fin de l'été. Selon le concepteur, cette surchauffe reste limitée car un déphasage se crée entre le moment ou l'on stocke l'énergie et celui ou on la restitue : c'est à dire à partir de l'automne.
Bref je reste sceptique quant à la véritable efficacité de ce procédé malgré le fait que les propriétaires de maisons équipées ainsi ont l'air plus que satisfait du résultat obtenu en terme de consommation d'énergie.
J'attends vos réponses et merci à tous.
Christophe de Quimperlé.
C'est ma première intervention sur ce forum que je suis avec grand intérêt depuis de nombreuses semaines, j'aimerais avoir vos avis sur ceci:
Un maître d'oeuvre de ma région spécialisé en construction bioclimatique a mis au point une technique de récupération de chaleur sous nos toitures d'ardoises
noires ( Bretagne). Le principe consiste à accumuler de la chaleur dans une masse de sable située sous la maison.
L'air chaud capté au niveau des combles est pulsé par des petits ventilateurs et circule dans 2 ou 3 réseaux de tubes pvc diamètre 100mm situés dans la masse sous la maison. Pour que le système fonctionne, il faut bien sûr que la maison soit exposée plein sud avec de préférence une pente de toit d'environ 45 degrés.
Une cloison isolante sépare la partie nord ( qui n'a jamais de soleil ) de la partie sud dans les combles.
Après avoir cédé ses calories à la masse de stockage, cet air retourne se faire réchauffer sous le toit. Un thermostat enclenche ou stoppe les ventilateurs selon
la température de l'air ( consigne à 25 degrés ). Les ardoises sont fixées sur liteaux et non pas sur volige afin d'augmenter la transmission de chaleur dans les combles.L'épaisseur de la couche de sable est d'environ 1 m, le réseau de tubes est placé à 70 cm sous le sol fini. Un isolant thermique est disposé verticalement en périphérie entre les murs de soubassement et le sable ( pas d'isolation horizontale traditionnelle ).
Des calculs thermiques précis sont fait pour que la dalle ne dépasse pas les 23 degrés. La chaleur s'accumulant principalement l'été, il faut environ 3 ans pour
que le système fonctionne d'une manière optimale. Associé à du solaire passif, ce système pourrait couvrir jusqu'à 70% des besoins en chauffage d'une maison.
Les principaux avantages sont bien entendu la quasi absence de maintenance et la simplicité de réalisation dans le cadre d'une construction neuve.
Ayant moi-même un projet de construction, je suis intéressé par ce système. J'ai visité plusieurs réalisations de ce maître d'oeuvre qui n'est pas un novice,
ses premièrs chantiers remontent à 7 ans et il a une grande expérience en bureau d'étude thermique.
Je me pose néanmoins plusieurs questions par rapport à ce système:
- qu'est ce qui empêche les calories accumulées de fuire vers le bas, la terre étant à 12 degrés à 1.5m; à mon avis il y a forcément un échange de chaleur qui se fera de la dalle béton ( qui sera aux alentours des 20 degrés ou plus ) vers la terre.
- le système enmagasinnant forcément plus de chaleur le printemps et l'été, je crains une surchauffe dans la maison à la fin de l'été. Selon le concepteur, cette surchauffe reste limitée car un déphasage se crée entre le moment ou l'on stocke l'énergie et celui ou on la restitue : c'est à dire à partir de l'automne.
Bref je reste sceptique quant à la véritable efficacité de ce procédé malgré le fait que les propriétaires de maisons équipées ainsi ont l'air plus que satisfait du résultat obtenu en terme de consommation d'énergie.
J'attends vos réponses et merci à tous.
Christophe de Quimperlé.