Posté : mar. avr. 14, 2009 11:24 am
Bonjour a tous,
Ca fait 2 ans que je mûris doucement mon projet et fréquente de temps en temps le forum. J'ai récemment acheté le livre de l'APPER et suis passé à la vitesse supérieure. Je suis maintenant sur le point de commander le matériel mais apprécierais bien quelques avis d'experts sur mon projet...
Je précise tout d’abord mes besoins : j’ai une maison de 90m² à Toulouse, et une famille de 4 personnes. Je compte me limiter à la production d’eau chaude sanitaire + raccordement de la machine à laver. Je n’envisage pas de chauffage solaire car ma maison a été construite dans les années 80 selon des principes bioclimatiques révolutionnaires pour l’époque et marche déjà très bien au solaire passif (j’ai un poêle à bois pour les jours gris d’hivers et ne consomme que 3 stères par an).
Je joins mon schéma de montage. Je pars sur 5 m² de capteurs inclinés à 50° et un ballon de 200l, couplé à mon chauffe-eau électrique actuel de 100l. L’originalité de mon système est un double circuit d’eau chaude : eau du puits (filtrée) pour la salle de bain, et eau du réseau, transitant par un échangeur dans le ballon principal, pour la cuisine. Comme ça j’aurai dans la cuisine de l’eau chaude potable (ou tiède en hivers), et celle-ci n’ayant pas stagné dans un ballon je pourrais l’utiliser directement pour la cuisson…
Je pars sur un montage autovidangeur. Sur mon schéma j’ai dessiné l’un des montages possibles (tampon en parallèle avant le circulateur) mais ce n’est peut-être pas définitif. Je sais que le système et délicat à mettre en œuvre et nécessite de bien dimensionner le tampon, la position de l’évent, la pompe, un éventuel ébulleur, etc… mais c’est précisément la partie du projet qui m’excite le plus (je suis chercheur en mécanique des fluides).
J’ai évidemment une foule de questions :
1/ Dimensionnement des capteurs : 5m² me donne une bonne un bon taux de couverture annuel (environ 70% d’après le logiciel SOLO2000, disponible en ligne) mais dois-je craindre la surchauffe en été ? J’ai à ce propos une idée que je n’ai pas vue sur ce forum : peindre les capteurs au lait de chaux pour diminuer leur rendement. C’est ce que font les maraîchers pour protéger leurs serres. Est-ce que quelqu’un a déjà tenté ça ou a un avis sur la question ?
2/ Implantation des capteurs. J’hésite entre deux possibilités.
a) Sur la pergola qui prolonge ma toiture sud. Exposition SSW (23 ° du plein sud) et possibilité d’incliner à 50°. Avantage : exposition optimale. Inconvénient : distance d’environ 15 mètres du ballon (qui est dans le garage au nord de la maison) et raccordement problématique à cause de la structure de ma maison (toit à 4 pans avec plafond en pente, sans combles) surtout si je veux garder le montage autovidangeable.
b) Sur le toit du garage. La aussi, ça sera monté sur chassis et incliné à 50°. Avantage : c’est juste au dessus du ballon. Inconvénient : c’est au nord de la toiture principale. Le masquage semble faible : la toiture a une faible pente (17°) et j’ai constaté visuellement que même fin décembre c’est ensoleillé la majeure partie de la journée. Par contre les panneaux seront en vis-à-vis direct avec la toiture nord, très froide, qui risque de les refroidir par rayonnement indirect. Ceci ne risque-t-il pas de diminuer le rendement ?
3/ Dimensionnement des ballons : j’ai noté que sur le forum la tendance est au surdimensionnement. Cependant d’après le logiciel SOLO2000 les performances sont quasi identiques pour 200 à 400 litres. Je pars donc sur 200l solaire + 100l électrique. Question : est-il vraiment réaliste de surdimensionner et miser sur l’autonomie ? Cette autonomie ne sera-t-elle pas ruinée par les pertes thermiques des ballons ? Pour me faire une idée sur la question j’aimerais bien connaître le coefficient de déperdition thermique des ballons APPER. Quelqu’un a-t-il cette info ? Et connaissez-vous également la taille des serpentins ?
4/ Couplage des deux ballons. J’ai vu sur le forum la suggestion de coupler les deux ballons en thermosiphon. L’idée semble excellente. J’ai essayé de dessiner un tel raccordement mais tous les montages que je vois reviennent à raccorder les deux ballons en parallèle. Ne risque-t-on pas que l’eau shunte le ballon solaire et entre directement dans le ballon électrique, ce qui serait désastreux ? Ou alors il faut mettre une vanne anti-retour quelque part mais cela ne risque-t-il pas de faire une perte de charge suffisante pour désamorcer le thermosiphon ? Votre avis ?
Ca fait beaucoup de questions d’un coup ; je suis désolé et remercie d’avance ceux qui auront la gentillesse et la patience de se pencher un peu sur mon projet…
David
Ca fait 2 ans que je mûris doucement mon projet et fréquente de temps en temps le forum. J'ai récemment acheté le livre de l'APPER et suis passé à la vitesse supérieure. Je suis maintenant sur le point de commander le matériel mais apprécierais bien quelques avis d'experts sur mon projet...
Je précise tout d’abord mes besoins : j’ai une maison de 90m² à Toulouse, et une famille de 4 personnes. Je compte me limiter à la production d’eau chaude sanitaire + raccordement de la machine à laver. Je n’envisage pas de chauffage solaire car ma maison a été construite dans les années 80 selon des principes bioclimatiques révolutionnaires pour l’époque et marche déjà très bien au solaire passif (j’ai un poêle à bois pour les jours gris d’hivers et ne consomme que 3 stères par an).
Je joins mon schéma de montage. Je pars sur 5 m² de capteurs inclinés à 50° et un ballon de 200l, couplé à mon chauffe-eau électrique actuel de 100l. L’originalité de mon système est un double circuit d’eau chaude : eau du puits (filtrée) pour la salle de bain, et eau du réseau, transitant par un échangeur dans le ballon principal, pour la cuisine. Comme ça j’aurai dans la cuisine de l’eau chaude potable (ou tiède en hivers), et celle-ci n’ayant pas stagné dans un ballon je pourrais l’utiliser directement pour la cuisson…
Je pars sur un montage autovidangeur. Sur mon schéma j’ai dessiné l’un des montages possibles (tampon en parallèle avant le circulateur) mais ce n’est peut-être pas définitif. Je sais que le système et délicat à mettre en œuvre et nécessite de bien dimensionner le tampon, la position de l’évent, la pompe, un éventuel ébulleur, etc… mais c’est précisément la partie du projet qui m’excite le plus (je suis chercheur en mécanique des fluides).
J’ai évidemment une foule de questions :
1/ Dimensionnement des capteurs : 5m² me donne une bonne un bon taux de couverture annuel (environ 70% d’après le logiciel SOLO2000, disponible en ligne) mais dois-je craindre la surchauffe en été ? J’ai à ce propos une idée que je n’ai pas vue sur ce forum : peindre les capteurs au lait de chaux pour diminuer leur rendement. C’est ce que font les maraîchers pour protéger leurs serres. Est-ce que quelqu’un a déjà tenté ça ou a un avis sur la question ?
2/ Implantation des capteurs. J’hésite entre deux possibilités.
a) Sur la pergola qui prolonge ma toiture sud. Exposition SSW (23 ° du plein sud) et possibilité d’incliner à 50°. Avantage : exposition optimale. Inconvénient : distance d’environ 15 mètres du ballon (qui est dans le garage au nord de la maison) et raccordement problématique à cause de la structure de ma maison (toit à 4 pans avec plafond en pente, sans combles) surtout si je veux garder le montage autovidangeable.
b) Sur le toit du garage. La aussi, ça sera monté sur chassis et incliné à 50°. Avantage : c’est juste au dessus du ballon. Inconvénient : c’est au nord de la toiture principale. Le masquage semble faible : la toiture a une faible pente (17°) et j’ai constaté visuellement que même fin décembre c’est ensoleillé la majeure partie de la journée. Par contre les panneaux seront en vis-à-vis direct avec la toiture nord, très froide, qui risque de les refroidir par rayonnement indirect. Ceci ne risque-t-il pas de diminuer le rendement ?
3/ Dimensionnement des ballons : j’ai noté que sur le forum la tendance est au surdimensionnement. Cependant d’après le logiciel SOLO2000 les performances sont quasi identiques pour 200 à 400 litres. Je pars donc sur 200l solaire + 100l électrique. Question : est-il vraiment réaliste de surdimensionner et miser sur l’autonomie ? Cette autonomie ne sera-t-elle pas ruinée par les pertes thermiques des ballons ? Pour me faire une idée sur la question j’aimerais bien connaître le coefficient de déperdition thermique des ballons APPER. Quelqu’un a-t-il cette info ? Et connaissez-vous également la taille des serpentins ?
4/ Couplage des deux ballons. J’ai vu sur le forum la suggestion de coupler les deux ballons en thermosiphon. L’idée semble excellente. J’ai essayé de dessiner un tel raccordement mais tous les montages que je vois reviennent à raccorder les deux ballons en parallèle. Ne risque-t-on pas que l’eau shunte le ballon solaire et entre directement dans le ballon électrique, ce qui serait désastreux ? Ou alors il faut mettre une vanne anti-retour quelque part mais cela ne risque-t-il pas de faire une perte de charge suffisante pour désamorcer le thermosiphon ? Votre avis ?
Ca fait beaucoup de questions d’un coup ; je suis désolé et remercie d’avance ceux qui auront la gentillesse et la patience de se pencher un peu sur mon projet…
David