Posté : mar. févr. 19, 2013 17:15 pm
Stockage Solaire inter saisonnier.
J'avais parlé de ce projet l'an dernier, depuis j'ai suivi beaucoup de dialogues sur ce forum qui m'ont beaucoup appris, et j'ai donc commencé la réalisation.
Stockage inter saisonnier, cela signifie emmagasiner des calories de l'été, pour les utiliser l'hiver. Ce genre de réalisation existe peut-être, malheureusement je n'ai pas réussi à trouver de précédent. Il va donc falloir innover.
Tout d'abord, il semble évident que ce principe serait mieux adapté pour une structure plus importante qu'un pavillon individuel (immeuble ou zone pavillonnaire) car la capacité de stockage est proportionnelle au volume, alors que les pertes sont proportionnelles à la surface. Le rapport (cube / carré) serait donc défavorable aux pavillons individuels.
Mais il faut essayer.
Je joins un schéma de l'hydraulique, et je compte sur des critiques nombreuses et constructives.
L'idée principale tourne autour d'une PAC à géothermie verticale (du moins partiellement car il y a en supplément une prise de calories dans une mare alimentée par des sources).
Les capteurs solaires vont en priorité accumuler des calories dans un ballon tampon pour chauffer la maison et préchauffer l'ECS, en complément de la PAC. L'originalité de ce projet commence dès qu'il y a des calories excédentaires, en effet, une vanne 3 voies va alors les aiguiller vers les puits géothermiques. Le stockage se fera donc dans les couches géologiques profondes.
Il est sans doute possible de modéliser mathématiquement ce problème de stockage de calories, il faudrait mettre en équation diffusivité, inertie thermique, infusivité, masse volumique pour connaître le temps de propagation d'une onde thermique dans un cylindre de terre dont l'axe serait le forage vertical. Je me promets d'essayer de faire cette approche théorique, mais il est parfois plus rapide et plus simple d'être pragmatique. Ce ne serait pas la première fois qu'une mise en équation serait postérieure à une expérimentation.
Pour mettre en évidence et quantifier ce phénomène, j'ai fait forer deux puits identiques, équipés d'épingles de captage en parallèle, sur lesquelles j'ai fixé des capteurs de température que j'ai pris soin d'étalonner. Ces capteurs, de fabrication personnelle, sont constitués par des thermistances enrobées et protégées par des tubes métalliques. Les deux puits sont actuellement opérationnels et constituent la source primaire de calories qui alimente mon habitation à travers la PAC.
Dans une installation géothermique classique, il y a 2 épingles par puits. Dans ce cas particulier, j'ai demandé de descendre 3 épingles par puits, la troisième étant destinée à l'injection de calories. Il serait sans doute possible d'utiliser les épingles de captage pour injecter des calories, à condition d'ajouter des vannes et de complexifier la régulation. Comme il y a déjà beaucoup de vannes, j'ai préféré faire simple.
Les deux puits sont distants d'environ 15m. Une des phases importantes va consister à envoyer des calories solaires dans un seul des puits pour mettre en évidence sa recharge éventuelle en calories par rapport à l'autre puits.
Ce qui est réalisé pour l'instant :
La PAC, les puits verticaux, l'échangeur de la mare sont opérationnels. La PAC a sa propre régulation basée sur la loi d'eau et fonctionne correctement depuis novembre 2012.
Reste à faire :
Choix et installation des capteurs solaires, régulation de tout cet ensemble.
Comme la régulation semble assez complexe, je vais essayer d'utiliser Arduino bien que mes neurones soient proches de la limite d'age. Si j'y arrive, cela donnera de l'espoir aux plus jeunes. (Je suis parmi les plus âgés de ce forum). J'ai commandé le matériel qui devrait arriver cette semaine.
Sur le schéma, vous verrez que le ballon tampon est équipé d'un réservoir bain-marie et de 2 serpentins. C'est parce que dans un premier temps j'avais envisagé de prélever les calories excédentaires depuis le serpentin du haut du ballon. Finalement il me semble plus logique de les envoyer directement depuis les capteurs solaires dans les puits (grâce à la vanne V3V 1) lorsque le ballon a fait le plein de calories, cela permet de récupérer des calories dans une plage de température plus basse, donc avec un meilleur rendement. Le serpentin en haut du ballon devient donc inutile. L'avenir lui découvrira peut-être une utilité ?
Il est possible que dans le système que je propose, les calories solaires excédentaires de surchauffe ne soient pas récupérées intégralement. Mais si, grâce à ce système, la température de captage restait vers 12°c au lieu de descendre vers les 7°c au bout de quelques saisons de fonctionnement comme l'ont constaté les installateurs de PAC, cela augmenterait le COP de la PAC de 0.5 (J'ai constaté en effet que le COP augmente approximativement de 1 point chaque fois que l'on diminue de 10°c l'écart entre les températures primaires et secondaires)
Un demi-point sur le COP, c'est loin d'être négligeable. Et pourquoi ne pas envisager une température de captage de 5°c au dessus de la valeur initiale. Cela représenterait 1 point sur le COP, c'est à dire environ 20% sur la facture de chauffage. Lorsqu'on entend les prévisions d'augmentation du prix de l'énergie, il faut prendre des risques et essayer de nouveaux systèmes.
Qu'en pensez-vous ? J'ai mis des annotations sur le schéma qui peuvent éclaircir quelques points. N'hésitez pas à pas à me poser des questions.
Si vous voyez des erreurs, et comme je suis novice il y en a forcément, merci de me les signaler avant que je commence la réalisation.
J'ai par exemple tenu compte des conseils de JM Stricker concernant la corrosion galvanique en insérant des raccords HTA sur le ballon tampon, et je l'en remercie.
Merci d'avance
J'avais parlé de ce projet l'an dernier, depuis j'ai suivi beaucoup de dialogues sur ce forum qui m'ont beaucoup appris, et j'ai donc commencé la réalisation.
Stockage inter saisonnier, cela signifie emmagasiner des calories de l'été, pour les utiliser l'hiver. Ce genre de réalisation existe peut-être, malheureusement je n'ai pas réussi à trouver de précédent. Il va donc falloir innover.
Tout d'abord, il semble évident que ce principe serait mieux adapté pour une structure plus importante qu'un pavillon individuel (immeuble ou zone pavillonnaire) car la capacité de stockage est proportionnelle au volume, alors que les pertes sont proportionnelles à la surface. Le rapport (cube / carré) serait donc défavorable aux pavillons individuels.
Mais il faut essayer.
Je joins un schéma de l'hydraulique, et je compte sur des critiques nombreuses et constructives.
L'idée principale tourne autour d'une PAC à géothermie verticale (du moins partiellement car il y a en supplément une prise de calories dans une mare alimentée par des sources).
Les capteurs solaires vont en priorité accumuler des calories dans un ballon tampon pour chauffer la maison et préchauffer l'ECS, en complément de la PAC. L'originalité de ce projet commence dès qu'il y a des calories excédentaires, en effet, une vanne 3 voies va alors les aiguiller vers les puits géothermiques. Le stockage se fera donc dans les couches géologiques profondes.
Il est sans doute possible de modéliser mathématiquement ce problème de stockage de calories, il faudrait mettre en équation diffusivité, inertie thermique, infusivité, masse volumique pour connaître le temps de propagation d'une onde thermique dans un cylindre de terre dont l'axe serait le forage vertical. Je me promets d'essayer de faire cette approche théorique, mais il est parfois plus rapide et plus simple d'être pragmatique. Ce ne serait pas la première fois qu'une mise en équation serait postérieure à une expérimentation.
Pour mettre en évidence et quantifier ce phénomène, j'ai fait forer deux puits identiques, équipés d'épingles de captage en parallèle, sur lesquelles j'ai fixé des capteurs de température que j'ai pris soin d'étalonner. Ces capteurs, de fabrication personnelle, sont constitués par des thermistances enrobées et protégées par des tubes métalliques. Les deux puits sont actuellement opérationnels et constituent la source primaire de calories qui alimente mon habitation à travers la PAC.
Dans une installation géothermique classique, il y a 2 épingles par puits. Dans ce cas particulier, j'ai demandé de descendre 3 épingles par puits, la troisième étant destinée à l'injection de calories. Il serait sans doute possible d'utiliser les épingles de captage pour injecter des calories, à condition d'ajouter des vannes et de complexifier la régulation. Comme il y a déjà beaucoup de vannes, j'ai préféré faire simple.
Les deux puits sont distants d'environ 15m. Une des phases importantes va consister à envoyer des calories solaires dans un seul des puits pour mettre en évidence sa recharge éventuelle en calories par rapport à l'autre puits.
Ce qui est réalisé pour l'instant :
La PAC, les puits verticaux, l'échangeur de la mare sont opérationnels. La PAC a sa propre régulation basée sur la loi d'eau et fonctionne correctement depuis novembre 2012.
Reste à faire :
Choix et installation des capteurs solaires, régulation de tout cet ensemble.
Comme la régulation semble assez complexe, je vais essayer d'utiliser Arduino bien que mes neurones soient proches de la limite d'age. Si j'y arrive, cela donnera de l'espoir aux plus jeunes. (Je suis parmi les plus âgés de ce forum). J'ai commandé le matériel qui devrait arriver cette semaine.
Sur le schéma, vous verrez que le ballon tampon est équipé d'un réservoir bain-marie et de 2 serpentins. C'est parce que dans un premier temps j'avais envisagé de prélever les calories excédentaires depuis le serpentin du haut du ballon. Finalement il me semble plus logique de les envoyer directement depuis les capteurs solaires dans les puits (grâce à la vanne V3V 1) lorsque le ballon a fait le plein de calories, cela permet de récupérer des calories dans une plage de température plus basse, donc avec un meilleur rendement. Le serpentin en haut du ballon devient donc inutile. L'avenir lui découvrira peut-être une utilité ?
Il est possible que dans le système que je propose, les calories solaires excédentaires de surchauffe ne soient pas récupérées intégralement. Mais si, grâce à ce système, la température de captage restait vers 12°c au lieu de descendre vers les 7°c au bout de quelques saisons de fonctionnement comme l'ont constaté les installateurs de PAC, cela augmenterait le COP de la PAC de 0.5 (J'ai constaté en effet que le COP augmente approximativement de 1 point chaque fois que l'on diminue de 10°c l'écart entre les températures primaires et secondaires)
Un demi-point sur le COP, c'est loin d'être négligeable. Et pourquoi ne pas envisager une température de captage de 5°c au dessus de la valeur initiale. Cela représenterait 1 point sur le COP, c'est à dire environ 20% sur la facture de chauffage. Lorsqu'on entend les prévisions d'augmentation du prix de l'énergie, il faut prendre des risques et essayer de nouveaux systèmes.
Qu'en pensez-vous ? J'ai mis des annotations sur le schéma qui peuvent éclaircir quelques points. N'hésitez pas à pas à me poser des questions.
Si vous voyez des erreurs, et comme je suis novice il y en a forcément, merci de me les signaler avant que je commence la réalisation.
J'ai par exemple tenu compte des conseils de JM Stricker concernant la corrosion galvanique en insérant des raccords HTA sur le ballon tampon, et je l'en remercie.
Merci d'avance