Tout d’abord merci pour toutes ses recommandations, c’est toujours très intéressant de confronter ses idées dans des domaines aussi méconnues et peut exploités.
Christophe68 a écrit :Bonne chance, il te faudra de la patience car ce n'est pas un produit courant.
Sinon tu as aussi ce site, plus orienté vers le matériel professionnel:
http://www.europe-tp.com/foreuse/2-16-v ... r=A&ob=prc
Sinon il faudrait peut être voir du coté d'un mécano. Faire souder un manchon sur du tube, avec une goupie de fixation. Ce n'est pas très compliqué à faire en construction artisanale.
Merci pour l’adresse Europe TP j’avais d’ailleurs acheté ma Pelle mécanique sur ce site. Pour mon train de tige je suis sur une proposition du coin coin et en contact avec QQun qui a fabriqué sa Foreuse de A à Z dont le train de tige par soudure de bobine et tube acier (voir le site vielles soupapes).
J’espère l’avoir d’ici la fin de l’année….affaire à suivre.
http://vieilles-soupapes.grafbb.com/t31 ... r-3-points
Christophe68 a écrit :Quelle utilité d'un tel bassin? C'est énorme 200m3, comment se présente-t-il? ce serait l'idéal pour un stockage thermique.
Oui ce bassin est une sorte de bassin avec un mur en pierre enterré au ras du sol (comme une piscine), aucune utilité à ce jour.
Ce bassin indépendant, alimentait un réseau d’adduction d’eau permettant de faire tourner une roue à aube durant les périodes de faible débit du ruisseau.
Ses dimensions sont impressionnantes (2,25 m de profond, 10m de côté « carré »)

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Christophe68 a écrit :Attention tu ne peux pas transposer la situation à celle d'un plancher chauffant, ayant une surface en contacte avec l'air libre. Tes chiffres me sembles très optimistes au jugé, il me semble indispensable de les vérifier avec TRNSYS.
C’est vrai que la transposition est hasardeuse, mais c’est ce qui ce rapproche le plus du domaine avec une complète connaissance des paramètres. Parfois les planchers chauffant sont en béton et de forte épaisseur (plancher inertie basse température) et ce type de plancher encaisse sans problème 4h de chaudière pleine puissance ce qui me fait dire que compte tenue de l’environnement encaissant (roche…) et des études dont je vous ai fait part ici, il apparait que durant la journée, c’est d’abord le coulis qui encaisse, puis le milieu proche. La diffusion plus lointaine se fait alors durant la nuit dans la masse rocheuse (voir étude sur le puit de stockage journalier).
Par ailleurs le choc thermique est non seulement significatif (voir graphique T° entrée et de sortie des puits sur l'étude du stockage dans la roche) mais durable car la capacité calorifique associée à la conductivité du milieu (diffusivité) est plus rapide que la hausse du gradient thermique ce qui veut dire que le milieu encaisse toutes les calories sans hausse significative de température à court terme (quelques jours).
Cependant compte tenue des phénomènes en jeu, il est fortement souhaitable de simuler tout même si les études ont déjà pas mal déflorés le sujet.
Christophe68 a écrit :Ce n'est pas une bonne idée de dissocier les puits d'injections et de restitutions. Suplus de travail pour un résultat mauvais. Il faut un bon mètrage de tuyau, surtout en injection sans réservoir tampon, qui répartirait la puissance crête, même si le coaxial est meilleur. De plus en cycle cours (jour/nuit), tu perdras le gradient de température au voisinage des tuyaux.
Il me semble que si le milieu encaissant permet d’encaisser le pic journalier il devrait pouvoir restituer le pic de demande. Je me base sur l’étude du fichier Pdf que j’ai mis en ligne sur ce sujet : stockage journalier roche étude.pdf qui montre l’évolution du gradient de température sous forte puissance en injection et en restitution sur 8h. Je t’invite à regarder ce fichier de 2 pages très intéressant.
Ce modèle d’étude très bien expliqué (équation à l’appui) est un des points clé du BTES amélioré car il permet de modéliser le phénomène sur 8h (minute par minute) d’un puit de stockage.
Par extension, cette l’étude est la clé qui permet de rendre le projet réalisable et rentable à l'échelle individuelle en débutant la réalisation par le centre du BTES associé à une PAC.
Ce centre qui peut être le lieu d’injection de calorie serait alors beaucoup plus simple à appréhender car l’ensemble du réseau d’injection passera par-là (voir schéma).Ce qui permet de dissocier le réseau d’injection du réseau de restitution (moins complexe en réseau de plomberie) et je pense plus performant car centrer au milieu du BTES.
Sur les graphes on peut constater que le milieu rocheux encaisse non seulement la charge (de manière linéaire) mais restitue également la forte décharge sur un rayon contenu dans 50 cm de sol (8h d’étude).

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Christophe68 a écrit :Le maillage d'un BTES n'est pas si complexe. Il faut que tu traces un schéma complet, précis, au propre, de toute ton installation. Après tu peux le publier ici si tu as un doute, on te filera un coups de main pour une vérification complémentaire collective.
Oui, si je pars sur un maillage similaire à Darke landing alors en effet c’est plutôt simple (toutefois beaucoup de tuyau) le réseau injecte du centre vers la périphérie et restitue de la périphérie vers le centre sous forme de maille à 6 forages pour Darke Landing et 3 pour ma part..
Christophe68 a écrit :La même chose que sur mon précédant post. Même si le coaxial est meilleur, tu auras quand même le problème de l'emballement de température.
Une foi que la température aura diffusée entre les trois puits, c'est le température de l'ensemble du cylindre constitué par ces trois puits qui vas grimper. Augmentant jusqu'à une température proche de la température statique des capteurs, qui n'aurons alors qu'un rendement médiocre.
Si tu en doutes, je te conseil vivement de le simuler avec TRNSYS pour mieux appréhender la situation.
C’est certain il faut simuler, on ne le répetera jamais suffisament.
En partant du principe que l’injection se fait sur 4 mois d’été de manière quasi linéaire, chaque jour un dépôt de quantité d’énergie du même ordre de grandeur (quelque dizaine de Kwh) que j’ajoute au même endroit (plutôt centre) si le milieu le permet. La restitution se fait également tout au long de l’hiver mais diluée dans la masse loin du centre (de 2 à 6m).
Il me semble que connaitre globalement le besoin en hiver de la bâtisse permettrait de se focaliser sur les zones du BTES intéressantes tout en réduisant les pertes de rendement en évitant d'injecter par exemple l’été dans la partie externe du BTES ou l’on sait pertinemment que le rendement sera en dessous de 50% (moitié d’énergie perdue au-delà du BTES)
Darke landing a un très mauvais rendement car il n’utilise pas de PAC qui permet d’abaisser la température de captage, et a mis longtemps à se bonifier (5 ans), le temps que la région au-delà du BTES soit chaude… c’est pour cela que le projet n’est pas rentable, ses dimensions sont énormes, le rendement très bas car les ingénieurs visaient la couverture solaire exceptionnelle soit près de 95% aujourd’hui.
En fait la couverture solaire dans un tel système a le même inconvénient que les capteurs thermique il faut multiplier par 10 le nombre de panneaux pour arriver à grappier 10% de couverture solaire en hiver…projet jamais rentable.
Les études que j’ai fournies ici tendent à montrer les amélioration à apporter au projet pilote Darke landing pour rendre le projet rentable en associant des PAC notamment qui ne me plait guère mais qui me permette de réduire le risque. Au pire en cas d'echec le système se résumera à réaliser une système géothermique verticale amélioré (COP 6) ce qui n'est pas si mal comme echec...
Christophe68 a écrit :Oui, avec du coaxial, les quelques centaines de litres de glycole dans les tubes contribuent aussi au stockage court. Mais tu auras quand même besoins d'un gros métrage de tube (va falloir bosser, dsl).
Oui c’est indéniable, sauf à trouver le moyen d’insérer de gros coaxial type tuyau d’irrigation agricole en aluminium que l’on trouve à 3 euros les 6m linéraire…ce qui permettrait d’avoir non seulement de l’eau pour encaisser la charge mais aussi un système capable d’amortir et de restituer de grande quantité d’énergie. Je pense toutefois que c’est difficile à réaliser car les tuyaux en aluminium d’irrigation se "jonctionnent" mal sans faille (fuite).
Actuellement je reste sur l’idée d’utiliser du PEX (multicouche en U tube) pour pas mal d’avantage que j’ai évoqué plus haut, sans exclure la possibilité d’insérer en centrale un type coaxial si les calculs sont favorable.
Christophe68 a écrit :lilian07 a écrit:Je pense qu’augmenter la température au centre et donc dans les panneaux solaires est toujours plus profitable que d’avoir un rendement BTES très faible de l’ordre de 20% par injection du centre vers la périphérie comme à Darke Landing. L’augmentation de la température dans un capteur thermique n’est pas si néfaste surtout si les capteurs sont à tube.
Je suis partie du principe que mieux vaut injecter avec un faible rendement au centre que de perdre les calories au-delà du BTES, pour moi c’est prépondérant car je ne suis pas dans un domaine de dimensions de Darke landing et donc sur un volume beaucoup plus critique (1000 m3, 6m de rayon). J’estime qu’au-delà des 3m du centre toute calorie injectée sera en partie perdue au-delà des 6m de rayon d’où l’intêret de plutôt faire une zone d’injection centrale.
Par ailleurs compte tenu de cette même analyse je ne pense pas que le BTES de 1000 m3 se bonifiera dans le temps, du moins pas dans un temps court (quelques années).
Christophe68 a écrit :Le rendement d'un capteur est directement lié à sa température, comme tu peux le voir sur le schéma comparatif ici:
Oui, je connais bien ce schéma et justement je pars du principe que je préfère perdre 10% en rendement pour une élevation de température stocké de +10¨° toujours sur la logique que au-delà de 3 m du centre que presque toutes mes calories injectées seront perdues…
Christophe68 a écrit :Plus tu veux un dt élevé, plus il te faudra investir dans un capteur coûteux. Avec 35m² de capteurs à tubes, tu auras un ROI de 50ans!
Je ne suis pas certain...aujourd’hui on trouve du Tube performant moins chère que le plan (100 euros/m2 prix société française) soit 3500 euros pour 35 m2 de tube très haut rendement ATMO.
http://www.par le soleil.fr/capteur-solaire-thermique-atmo/
Christophe68 a écrit :C'est pour cela que j'expliquais plus haut qu'il est possible de relever la température de la source froide d'une PAC avec du simple tube PE exposé au soleil.Il est tout à fait possible d'alimenter le cercle extérieur de ton BTES avec ce tube en complément.
J’ai exploré ce PE dans tous les sens pour faire des capteurs bas coût (simple tuyau enroulé, noyé dans un coulis, associé au bac acier…) et ma conclusion est sans appelle, mieux vaut acheter des capteurs plan d’occasions à 50 euros /m² voir des nappes solaires d’occasion à 25 euros que de réaliser un capteur dont le coût au m2 se situera aux alentours de 30 euros/m2 pour une réalisation incertaine et non viable au-delà de l’été.
C'est toujours agréable de confronter ses idées...ce genre de projet doit faire l'objet de toutes les attentions et même plus car il faut résoudre point par point l'ensemble des domaines liés à ce projet.
La simulation sera là pour rectifier nos approximations qui peuvent engendrer de grosses erreurs....